Blog MVM
MVM (matthieu Van mechelen) - Artiste électro belge

Je m’ai dans la peau !

L’idée m’est venue cet été, un peu comme une évidence. Je pense depuis longtemps à me faire faire un tatouage, mais comme pour beaucoup de personnes qui décident de franchir le pas, le choix du motif est une décision difficile à prendre. Je n’ai pas envie d’avoir un tatouage que quelqu’un d’autre porte aussi, ni de tomber dans les modes actuelles, comme les motifs tribaux par exemple, surtout pour mon premier.

Mon deuxième critère est son emplacement. Vivant en Belgique, pays qui n’est pas vraiment réputé pour la clémence de son climat, avoir un tatouage sur une cheville ou le torse revient à l’exposer uniquement pendant mon heure de piscine hebdomadaire, ou bien lors de nos 5 jours de soleil annuel. Je décide de faire un tatouage, ok mais alors j’assume aussi ce choix, et je ne cherche pas à le cacher derrière du tissu par peur du « qu’en dira-t-on ».

De plus, en préparant mon concert pour le Rockerill de Charleroi, je me suis dit aussi qu’il était important que le public puisse facilement m’identifier lors de mes lives. Par contre, je ne me vois pas porter un chapeau toute une soirée (symbole de MVM), particulièrement lorsqu’il fait super chaud, comme ce fut le cas lors de mes concerts de cet été.
En résumé – Mon ami graphiste, Simon Vandereecken, m’a créé un magnifique chapeau – Il est unique (le chapeau… enfin Simon aussi ceci dit), il me représente, moi et ma musique… que demander de plus ?

Le choix est donc fait !

J’annonce cette décision à ma tendre épouse, qui sans hésiter me conseille de me rendre chez Spade Tatto à Wavre. Un salon qu’elle connait bien, et dont elle est certaine du sérieux des prestations.
Je me rends donc sur place pour prendre un rendez-vous. Et comme un enfant de 7 ans qui attend le jour de Noël, je trépigne d’impatience mais je devrai encore attendre quelques semaines avant le grand jour.
Le jour-J venu, je suis partagé entre excitation et appréhension. « Est-ce que ça va faire horriblement mal ? », « est-ce qu’il sera réussi ? » …

Finalement, la douleur est vraiment limitée et le résultat est juste parfait ! Une hygiène hyper soignée, une personne à l’écoute et vraiment professionnelle, je ne regrette pas d’avoir fait confiance à ce salon.
Après tout ça, je suppose que vous avez envie de voir le résultat –  voici une photo de mon tatouage

Une chose est certaine, je n’attendrai pas des années avant le suivant ! ;-)
Matt

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Projet Paradoxe de MVM

Le projet ‘Paradoxe’

J‘y pense depuis un petit moment, créer une série de morceaux explorant de nouvelles sonorités et des arrangements très particuliers. Je ne sais pas si on doit forcement parler de musique expérimentale, même si c’est le terme que j’utilise quand je veux facilement résumer ce tout nouveau projet, car il n’est pas question de faire des compositions dissonantes, ou sans queue ni tête.

les possibilités de création sont sans limite

L’idée est surtout de sortir des chemins battus avec des titres très originaux, parfois inclassables.

A la fin de ce projet, c’est à dire quand j’aurai terminé d’enregistrer tous les titres qui le compose, l’album ‘Paradoxe’ sera diffusé en version digitale et peut-être au format CD. En attendant, je publie des parties de cet album ici et sur Soundcloud.

Le titre ‘Le Premier Paradoxe’ a ouvert le bal ce 23 Août 2014 et illustre bien ce que donnera cet album – vous pouvez l’écouter ci-dessous.

photo NB musique studio MVMPour rester dans le même esprit ‘minimaliste’, les prochains titres seront simplement nommés ‘Le Deuxième Paradoxe’, ‘Le Troisième…’ etc. etc. jusqu’au ‘Dernier Paradoxe’. A ce stade, je n’ai pas encore d’idée précise du nombres de pistes qui composeront cet album hors-norme.

Je veux construire ‘Paradoxe’ un peu à la manière d’un auteur de science-fiction. Créer un univers singulier, aussi bien sonore que visuel, composé de mondes différents et inattendus. Une collaboration avec d’autres artistes est donc possible.

Cet album me passionne déjà car les possibilités de création sont sans limite. Je publierai régulièrement des infos sur la progression de ‘Paradoxe’ sur ce blog et sur la page Facebook.

A suivre donc…

Matt

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MVM music original mix belgium

Le Nu-Jazz

Quand je parle de ma musique, on me pose en général la même question légitime:

“Quel style joues-tu ?”.

Pour quelqu’un qui fait du hard-rock, ou du classique, cette question n’est pas un ‘problème’. Pour moi qui aime explorer les styles et les sons au gré de mes envies et inspirations du moment, répondre à cette question est plus complexe. Alors très souvent je parle du Nu-Jazz car finalement c’est le style qui se rapproche le plus de la plupart de mes compos. Après, je nuance ce propos en parlant de mes titres acoustiques au piano, ou encore de mes tracks électros, mais ça résume vite dans quel univers on pourrait me situer.

Mais comme le terme Nu-Jazz ne parle pas toujours à tout le monde non plus, j’ai décidé d’en parler dans mon blog.

Avec la fusion du Jazz à la musique électronique, le terme Nu-Jazz apparait pour la première fois à la fin des années 90. Mais en réalité son origine est plus ancienne, il nait avec des artistes tel que Herbie Hancock, qui expérimentent dans les années 70 de nouvelles fusions.

Egalement appelé electro-jazz, il puise plus dans la musique électronique que l’Acid Jazz, qui lui s’inspire principalement du Rhythm and Blues ou encore de la Soul. Mais ces deux styles ont en commun l’improvisation très présente dans le Jazz. C’est d’ailleurs ce qui me plait dans cette musique, elle permet de donner une chaleur à l’électro, un côté plus humain et vivant.

Comme pour tous les styles, ils existent pas mal de variances au sein du Nu-Jazz en fonction de l’artiste qui se l’approprie (Jazztronica, jazz-house, Urban-Jazz,  future-jazz, etc…).

Dans les principaux artistes qui ont contribué à la popularité du Nu-Jazz, je pense en premier à St Germain (fr), ou encore Jazzanova (ge), The Cinematic Orchestra (uk), sans oublier le grand Marc Moulin (be).

Ce style est présent dans beaucoup de mes compositions, mais il est clairement plus marqué dans le titre ‘Iridium Jazz’ que vous pouvez écouter ci-dessous:

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Matthieu Van Mechelen lors du live au Rockerill des apéros industriels (EDM)

Live électro MVM au Rockerill lors de Apéros Industriels (vidéo)

Beaucoup de préparation et de répétitions, la composition d’un nouveau titre pour débuter le concert, une course contre la montre pour finaliser mon album CD dans les temps… C’est le 24 juillet dernier que j’ai présenté MVM pendant plus d’une heure de concert aux Apéros Industriels de Charleroi ! Quel bonheur, surtout le jour venu !

MVM en live au Rockerill de Charleroi

Tout d’abord, le lieu est vraiment atypique car il s’agit d’une ancienne usine (la providence) réaffectée par un groupe de passionnés en salle d’expositions, concerts, ateliers d’art…
J’ai la chance de jouer dans les forges de ce vieux bâtiment. Une salle énorme qui offre une belle acoustique, surtout avec les milliers de watts que l’on met à ma disposition ;) 2000 watts uniquement comme… retour ! Trop bien ! Je vous laisse imaginer la puissance en façade. 

l’excitation est finalement plus forte que le stress

L’accueil de l’équipe du Rockerill est également top. Un verre de bienvenue, un repas prévu après de soundcheck, un ingénieur du son dispo et souriant.

Me voilà donc installé bien à l’avance, tout est en place ; il ne me reste plus qu’à attendre le début des festivités. Evidemment on ne peut pas jouer un tel concert sans ressentir une part de trac, mais l’excitation est finalement plus forte que le stress.
Ce qui est plutôt marrant, c’est les questions de certaines personnes. Je m’explique ; quand vous êtes guitariste et jouez dans un groupe de rock, tout le monde comprend très bien ce que vous allez faire lors d’un live. Par contre quand vous faites de la musique électro, le public vous prend pour un DJ. Il est vrai que dans 99% des cas la musique électro entendue en soirée est passée par des DJs . Mais, avant d’être un disque, il y a un artiste pour la composer et l’enregistrer, cette musique :). Il a fallu que j’explique à plusieurs reprises comment je produis ma musique, et qu’il s’agit réellement d’un live avec de vrais instruments. Au bout de 2 minutes de concert, tout le monde a vite compris (enfin je pense ^^).
Alors que j’enchaîne les morceaux l’ambiance monte vite dans le public et je suis complètement transporté par ce magnifique moment. C’est là que je me rappelle combien il est jouissif de jouer en concert !

Tout aussi important que l’avis du public, les organisateurs et le programmeur de cette soirée ont adoré ma prestation. Que demander de mieux ? :)

Voici une petite vidéo du début de ce live aux Apéros Industriels; Enjoy !

Matt

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Electro Club Belgium

LA SCÈNE ELECTRO EN BELGIQUE

Un peu d’histoire…

La culture et la musique électro ont toujours eu une place prédominante en Belgique. L’aventure a débuté dans des clubs précurseurs à Anvers, Bruxelles, Liège et Gand principalement.

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Au fil des années le centre de gravité c’est doucement déplacé de ces lieux de la nuit vers le soleil des festivals, qui sont devenus le nouvel eldorado de la scène électro.

Créé en 1978 par Marc Moulin, Dan Lacksman et Michel Moers, il est impossible de parler de la musique électronique belge sans citer Telex et son titre culte MoskowDiskow.

En restant encore un peu dans les années 80, le second nom incontournable est sans conteste Front 242 qui fut à l’origine d’un genre nouveau : EBM (Electronic Body Music), un subtil mélange de musique industrielle et d’électro minimale à l’efficacité redoutable.

De cet engouement pour la musique électronique naitra la New-Beat qui consistait à passer des disques plus lentement en mixant de l’acid et House de Chicago.

De ce style belgo-belge on retiendra surtout des titres comme The Sound of C de Confetti’s et encore Sit On Acid de Lords of Acid (Praga Khan), qui ont influencé la scène techno et house des années 90 au-delà de nos frontières après leur diffusion dans Party Zone sur MTV Europe.

New beatCe nouveau style d’électro repose sur une culture de club très répandue en Belgique. L’ancien Boccaccio à Destelbergen (Gand), a accueilli énormément d’adeptes de la musique électronique à cette époque.

C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois cette New-Beat, qui laissera sa place deux ans plus tard au mouvement techno. Outre le Boccaccio, on trouvait également à la base de ce mouvement le Fuse, le Globe, le Cherry Moon, La Rocca, ou encore La Chapelle (Liège).

C’est de cet amas bouillonnant de cultures qu’est apparu le label belge R&S Records. Quelques années plus tard, la techno devient de plus en plus populaire comme en témoigne la création du festival I Love Techno (au Vooruit de Gand). Débutant avec seulement quelques centaines de visiteurs en 1995 (et j’en étais ^^), il aura accueilli plus de 35 000 personnes l’année passée. La musique électronique devient alors de plus en plus un phénomène de masse avec des festivals comme Tomorrowland, si populaire en 2014.

EBM (Electronic Body Music), mélange de musique industrielle et d’électro minimale.

Et qu’en est-il aujourd’hui ?

La scène électro belge reste une source inépuisable de talents (artistes, groupes, labels, studios, DJs, clubs,…) respectables et respectés internationalement. Plus que jamais, les labels belges ont le vent en poupe comme par exemple Vlek, Music Man, Curle, Token, Mowar, We Play House, K-RAA-K, et Eskimo Records (qui produit en autre Aeroplane).

8728951174_7ca57cd8f4_cDe manière clairement non exhaustive, les principaux clubs et scènes électros sont à Bruxelles le Fuse (toujours bien là), Le Mirano, le Café Central, le Botanique, l’Ancienne Belgique.  

Le K-NAL et ses soirées Libertine Supersport sont malheureusment arrêtées depuis 2 ans (pourtant considérées comme les meilleurs soirées en Europe par le magazine TRAX) . N’oublions pas Le Café d’Anvers qui propose en général une très bonne programmation , j’y ai passé des soirées mémorables!

En Wallonie, ça bouge pas mal également ces dernières années… ne passez pas à côté d’une soirée à Charleroi à l’Eden, au Vecteur, au BPS-22 ou encore au Rockerill qui a accueilli cette année Monsieur  Laurent Garnier, et qui programme votre serviteur pour un de mes plus importants concerts  ce 24 Juillet 2014.

Je parlerai plus en détail de plusieurs artistes de la scène éléctro actuelle dans un prochain post… à suivre donc !

Matt

Voici également quelques vidéos pour nous replonger dans cette époque…



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apéros industriels rockerill de charleroi

Jeudi 24 Juillet – Apéros industriels du Rockerill

L’équipe du Rockerill m’a proposé un live pour ses apéros industriels.

Originaire de la région de Charleroi, c’est un réel bonheur de jouer dans un lieu que j’ai connu à ses tout débuts. De plus, le public de Charleroi est probablement un des plus chaleureux et enthousiastes de Belgique, ce qui ne gâche rien au plaisir de me produire dans cette salle.

Si vous êtes amateur de mes compositions vous savez ce qu’il vous reste à faire…

C’est une fourmilière d’artistes et de simples passionnés de musique qui y seront présent, un public critique donc mais réceptif en même temps, et ça me va très bien ;) Je suis fier de mon évolution et des compositions que je présenterai. Je compte bien étonner et faire décoller l’ambiance de ces “apéros” avec ma musique et quelques surprises (que je prépare pour l’occasion).

Si vous êtes amateur de mes compositions vous savez ce qu’il vous reste à faire , je serai heureux d’être avec vous ce soir-là.

L’appel est lancé : A vos agendas ! Moi, je vais travailler ce live pour que ce concert soit un moment aussi magique que possible :)

Matt

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BPitch Control Label Electro

Le label BPitch Control

Après avoir fait la savoureuse découverte du duo belge Joy Wellboy avec leur fabuleux titre Lay Down Your Blade que je vous recommande plus que chaudement, je me suis intéressé à leur parcours et forcement au label qui les a signé. Il s’agit de BPitch Control, label berlinois créé par la DJ Ellen Allien.

Après une simple recherche dans Spotify j’ai trouvé un “Best Of” édité par ce label et qui reprend les principaux titres produits en 2013. Forcement je ne pouvais pas être fan de chacun, mais ce label regorge de magnifiques artistes principalement electro, techno et minimal ; comme par exemple Sascha Funke, Ben Klock, Kiki, Smash TV, Modeselektor, Housemeister, Tomas Andersson, Paul Kalkbrenner, Apparat et Moderat. Parmi eux citons encore Eedio qui fut élu meilleur espoir par le magazine Trax, rien que ça…

Et comme dit le dicton, une vidéo vaut mieux qu’un long post (non? c’est pas ça ??) en voici quelques unes qui vous feront mieux comprendre mon emballement pour ce label et les artistes qu’il défend. Enjoy ! :)

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Moins de virtuel, plus de réel

Tout est dans le titre… j’ai passé pas mal de temps à travailler ma présence sur le web, via ce site mais également sur les réseaux sociaux les plus importants. Cette démarche a été utile car elle a permis de me faire connaitre auprès de beaucoup d’amateurs de musique et également de professionnels. En moins d’un an, plus de 4500 “fans” se sont abonnés à mes diverses publications, ce qui est un bilan plus qu’espéré. Et j’en suis très heureux ! Mais je pense y passer finalement trop de temps car je suis d’abord un artiste… et non un Community Manager ;-)

C’est donc décidé, mes publications seront donc plus rares, mais certainement de meilleures qualités.

Je préfère grandement consacrer mon temps libre à la Création.

Pour le moment une grande partie de mon travail est de composer de nouveaux titres et d’établir mon set pour des sessions en live. Je compte en effet sortir ma musique de mon studio et de la confronter à un “vrai public”, de faire danser les gens, de les étonner, de les porter avec moi. Plusieurs contacts ont été pris ces dernières semaines avec des organisateurs d’évenements et leur acceuil est plutôt enthousiaste. C’est très encourageant !

Un de mes prochains posts sera donc pour vous annoncer l’un de ces concerts. :)

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MVM Blog

Mes démons

En général, je me laisse guider par l’instant présent et l’envie du moment; “Oh, je ferai bien un titre Drum and Bass ce soir” ou bien encore “Je ne sais pas du tout ce que je vais faire sur ce piano, mais j’ai juste envie de jouer et je retiendrai le meilleur ensuite”.

Parfois, je fais des merveilles et parfois, plus la composition avance, plus je suis loin de mon idée de départ. Parfois ça paye et ça rend bien, parfois pas du tout.

Ces “démons” sont les miens et je ne prétends pas qu’ils seront également les vôtres. Cependant, les artistes que nous sommes sont tous sortis de plusieurs heures de travail avec la conclusion suivante : “J’ai fait de la merde”.

Au fil du temps, je parviens à canaliser mes créations et à ressortir le meilleur quand je compose. Il m’aura fallu plusieurs années pour identifier ces “démons”. En comparant mes premiers titres avec les plus récents et en écoutant les feedbacks de mes auditeurs, j’ai appris à me recentrer sur l’essentiel de mes créations.

Si vous aussi, vous avez parfois tendance à vous égarer en composant, j’espère  que cet article vous fera gagner du temps dans vos compositions.

Le cadre

Le premier piège est de ne pas définir très vite un cadre précis de création après une première phase de recherche, d’exploration. Même si on n’a pas toujours une idée hyper claire du résultat final qu’on obtiendra (heureusement, car le but est de laisser sa créativité s’exprimer tout du long), il est malgré tout important de ne pas se laisser envahir par un surplus d’inspiration, sinon on peut partir dans des directions incompatibles.

Ne laissez pas une nouvelle idée polluer un travail déjà en cours !

La composition d’un titre (fini, entendons-nous bien) prend énormément de temps ; des heures, des jours, souvent même des semaines ! Il est facile de laisser une nouvelle idée s’incorporer dans un projet en cours, alors que, finalement, cette idée se suffit à elle-même pour déboucher sur une nouvelle composition.

Les nuances

Le deuxième piège est de confondre nuance avec surcharge. On aime tous entendre des nuances dans un morceau, car sinon notre oreille se lasse au bout d’une minute, et on passe vite au titre suivant. Comme déjà dit, trop d’idées tuent l’idée! Par le passé, je cherchais à complexifier mes compositions alors qu’en réalité l’inverse est beaucoup plus “utile” pour justement donner de la place aux nuances.

Voici l’un des fondamentaux du son que je vais tenter d’aborder sans être trop technique: les sons d’une même gamme de fréquences ne s’additionnent pas ; on n’obtiendra pas un mégaboum parce qu’on joue simultanément deux boums.

J’ai encore été récemment confronté à ce cas après avoir publié un titre Deep-House ; “C’est super, mais je mettrais un gros BOUM par dessus au milieu du morceau” . Ce gros BOUM était présent mais caché par d’autres sons et du coup pas suffisamment audible. J’ai retravaillé ma piste en lui laissant plus de place. Ensuite les mêmes personnes ont pensé que j’avais ajouté ce BOUM, en réalité il avait toujours été présent, mais cette fois on l’entendait clairement. La nuance attendue était enfin perceptible.

La structure

Même si ça semble être une évidence pour n’importe quelle chanson, avoir une structure est important également en musique électronique. Comme la répétition est une composante majeure de cette musique, il m’est bien souvent arrivé de résumer la structure à une intro (plus ou moins définie), le corps du morceau, et une fin. Ce qui manque dans cette structure, c’est au moins une transition dans le morceau, un interlude, un moment à part – Appelez-le comme vous voulez ;)

Notre cerveau attend aussi une structure pour se repérer dans un morceau.

L’introduction, elle est réellement la partie la plus importante, en quelques secondes à peine vous devez plaire, ou  du moins attiser la curiosité.

Vous pouvez avoir la plus terrible des compositions, mais personne ne l’écoutera si votre intro est pourrie. Nous vivons à l’époque du zapping, si ça n’accroche pas tout de suite, personne ne vous laissera la chance de vous rattraper plus loin. Ensuite, il est important que l’intro soit cohérente avec la durée totale de votre titre, et de vérifier cela quand celui-ci est pratiquement terminé ! Et oui, la durée totale de mes compositions varient parfois énormément entre le début et la fin du projet. Je me suis déjà retrouvé avec une introduction de plus d’une minute sur un titre, qui après le remix final, ne faisait plus que 2 minutes 30… Ce n’est forcement pas très recommandé. :)

Nous vivons à l’époque du zapping, si ça n’accroche pas tout de suite, personne ne vous laissera la chance de vous rattraper plus loin.

Avoir une, ou même plusieurs transitions dans une composition est important. Il suffit parfois de mettre en avant une composante ou un son particulier de la compo pour créer cette transition. C’est ce que j’ai fait par exemple sur ‘Iridium Jazz’, en ne gardant pratiquement que la ligne de basse en plein milieu du morceau, pour ensuite repartir avec l’ensemble des pistes.

Le mix final

Le plus gros piège quand on pense avoir (enfin) terminé sa nouvelle composition est de ne pas tester l’écoute en dehors du studio. Il faut garder à l’esprit que la quasi totalité de votre public écoutera votre titre dans les pires conditions possibles! Avec de simples petits écouteurs, ou pire encore avec les haut-parleurs de leur ordinateur. Et non avec des enceintes de monitoring pro, et encore moins avec un casque de qualité. Le mix final doit pourtant pouvoir être écouté dans ces conditions “classiques”.

Une fois encore ça semble évident, mais je me souviens avoir voulu passer un de mes titres en voiture pour le faire découvrir à un ami, et là (horreur-malheur) j’ai réalisé combien il donnait mal ! Trop de place aux basses, un volume général trop bas… enfin beaucoup de choses qui pourrissaient l’écoute. Evidement, dans mon studio ça passait très bien ;)

Pour conclure

Rendre un morceau simple et efficace, est très compliqué ! Il n’y a pas de recette magique pour faire un bon titre. Ce qui compte, c’est le travail, et encore le travail. Etre à l’écoute des critiques, des bonnes, mais surtout des “mauvaises” car elles sont justifiées.

J’espère ne pas être passé pour un donneur de leçons car je fais encore beaucoup de ces erreurs aujourd’hui ;). Mon seul but ici est d’aider ceux qui, comme moi, aiment la musique et aiment composer.

J’attends vos réactions, vos avis ou encore vos propres conseils et expériences sur ma page Facebook :)

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Iridium jazz

‘Iridium Jazz’ fait le BUZZ !

Comme je l’annonçais dans mon précedent post‘Iridium Jazz’, un de mes derniers titres, a été selectionné par Lounge Masters pour être présent sur leur prochaine compilation.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour sentir les premiers effets d’une telle association avec ce groupe déjà très bien établi et reconnu par de nombreux professionels et passionnés de musique.

ce titre est écouté plus de  700 fois par jour

Je ne pouvais franchement pas rêver de mieux pour terminer 2013 en beauté. :) Même si la compilation n’est pas encore sortie , ce titre est déjà écouté plus de  700 fois par jour sur SoundCloud. Ce qui est énorme pour un artiste encore inconnu aux yeux du grand public. En comparaison, j’étais déjà heureux d’avoir eu 600 écoutes de mon titre ‘Reiki’…. en 3 mois ;-)

 

Cette “reconnaissance” est  une motivation supplémentaire pour continuer à produire des titres de qualité, encore et encore.

Je publierai plus d’informations sur la sortie de cette compilation dans un prochain post, donc STAY TUNED !

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