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Electro Club Belgium

La scène Electro en Belgique

Un peu d’histoire…

La culture et la musique électro ont toujours eu une place prédominante en Belgique. L’aventure a débuté dans des clubs précurseurs à Anvers, Bruxelles, Liège et Gand principalement.

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Au fil des années le centre de gravité c’est doucement déplacé de ces lieux de la nuit vers le soleil des festivals, qui sont devenus le nouvel eldorado de la scène électro.

Créé en 1978 par Marc Moulin, Dan Lacksman et Michel Moers, il est impossible de parler de la musique électronique belge sans citer Telex et son titre culte MoskowDiskow.

En restant encore un peu dans les années 80, le second nom incontournable est sans conteste Front 242 qui fut à l’origine d’un genre nouveau : EBM (Electronic Body Music), un subtil mélange de musique industrielle et d’électro minimale à l’efficacité redoutable.

De cet engouement pour la musique électronique naitra la New-Beat qui consistait à passer des disques plus lentement en mixant de l’acid et House de Chicago.

De ce style belgo-belge on retiendra surtout des titres comme The Sound of C de Confetti’s et encore Sit On Acid de Lords of Acid (Praga Khan), qui ont influencé la scène techno et house des années 90 au-delà de nos frontières après leur diffusion dans Party Zone sur MTV Europe.

New beatCe nouveau style d’électro repose sur une culture de club très répandue en Belgique. L’ancien Boccaccio à Destelbergen (Gand), a accueilli énormément d’adeptes de la musique électronique à cette époque.

C’est dans ce club qu’est apparu pour la première fois cette New-Beat, qui laissera sa place deux ans plus tard au mouvement techno. Outre le Boccaccio, on trouvait également à la base de ce mouvement le Fuse, le Globe, le Cherry Moon, La Rocca, ou encore La Chapelle (Liège).

C’est de cet amas bouillonnant de cultures qu’est apparu le label belge R&S Records. Quelques années plus tard, la techno devient de plus en plus populaire comme en témoigne la création du festival I Love Techno (au Vooruit de Gand). Débutant avec seulement quelques centaines de visiteurs en 1995 (et j’en étais ^^), il aura accueilli plus de 35 000 personnes l’année passée. La musique électronique devient alors de plus en plus un phénomène de masse avec des festivals comme Tomorrowland, si populaire en 2014.

EBM (Electronic Body Music), mélange de musique industrielle et d’électro minimale.

Et qu’en est-il aujourd’hui ?

La scène électro belge reste une source inépuisable de talents (artistes, groupes, labels, studios, DJs, clubs,…) respectables et respectés internationalement. Plus que jamais, les labels belges ont le vent en poupe comme par exemple Vlek, Music Man, Curle, Token, Mowar, We Play House, K-RAA-K, et Eskimo Records (qui produit en autre Aeroplane).

8728951174_7ca57cd8f4_cDe manière clairement non exhaustive, les principaux clubs et scènes électros sont à Bruxelles le Fuse (toujours bien là), Le Mirano, le Café Central, le Botanique, l’Ancienne Belgique.  

Le K-NAL et ses soirées Libertine Supersport sont malheureusment arrêtées depuis 2 ans (pourtant considérées comme les meilleurs soirées en Europe par le magazine TRAX) . N’oublions pas Le Café d’Anvers qui propose en général une très bonne programmation , j’y ai passé des soirées mémorables!

En Wallonie, ça bouge pas mal également ces dernières années… ne passez pas à côté d’une soirée à Charleroi à l’Eden, au Vecteur, au BPS-22 ou encore au Rockerill qui a accueilli cette année Monsieur  Laurent Garnier, et qui programme votre serviteur pour un de mes plus importants concerts  ce 24 Juillet 2014.

Je parlerai plus en détail de plusieurs artistes de la scène éléctro actuelle dans un prochain post… à suivre donc !

Matt

Voici également quelques vidéos pour nous replonger dans cette époque…



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